Les dynamiques territoriales au Brésil.
Le Brésil
Dynamiques territoriales.
Un Etat continent (8,5 millions de km2), géant démographique (196 millions d'hbts), et une densité nationale faible (23 hbts/km2), des données qui cachent de profondes disparités. Le Brésil est un pays « ouvert », qui entretient une mentalité pionnière manifestée par des flux migratoires internes très importants
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Un territoire de la mondialisation.
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La valorisation des littoraux.
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Pays progressivement occupé à partir de la côte atlantique : d'est en ouest sous l'influence de la colonisation depuis le XVIe siècle, et du nord au sud à la faveur des différents cycles économiques (canne à sucre d'abord, puis or et argent, puis café) ; une seule façade maritime cependant, contrairement aux Etats-Unis.
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Concentration des hommes (4/5e des Brésiliens) et des activités liée à l'histoire du peuplement et de la mise en valeur du territoire : colonisation à partir du littoral
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concentration des grandes métropoles
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La valorisation des espaces transfrontaliers.
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Le MERCOSUR valorise les espaces transfrontaliers : développements des axes routiers notamment...
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Un exemple : à la frontière extrême-orientale avec le Paraguay, les migrations de paysans brésiliens, chassés par le manque de réforme agraire (des paysans sans terre) et le système d'agro-busisness, ont formé un espace qualifié parfois de « brésiguayen » ; on y compte près de 500 000 paysans brésiliens (10% de la population du Paraguay !) qui développent une mono-culture intensive du soja et façonnent ainsi un nouveau territoire...
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La métropolisation, symbole de puissance dans la mondialisation.
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Forte croissance urbaine au cours de la 2e moitié du XXe siècle ; Sao Paulo (19,5M d'hbts), Rio de Janeiro (11,7M), Belo Horizonte 4,9M), Porto Alegre (4M) sont les plus importantes
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Sao Paulo : capitale économique, bourse, 50 % des sièges sociaux des FTN brésiliennes et étrangères implantées au Brésil ; le 1er port (Santos) et 1er aéroport d'Amérique latine, entre 30 et 40% de l'import-export brésilien.
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Rio de Janeiro : ancienne capitale ; JO (2016) et Coupe du monde de football (2014)
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Porto Alegre : capitale de l'altermondialisme, exemple mondialement reconnu de démocratie participative, elle accueille pendant plusieurs années le Forum social mondial des altermondialistes...
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Des contrastres spatiaux persistants : selon le géographe Hervé Théry, le Brésil est à la fois « la Suisse, le Pakistan et le Far West ».
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Le centre, riche et dynamique : le Sud et le Sudeste.
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plus de la moitié de la population , plus des 4/5e du PIB industriel avec des industries lourdes (sidérurgie, chimie lourde), des industries mécaniques (automobile) , grandes cultures d'exportation
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l'Etat de Sao Paulo est le premier pôle économique, industriel, commercial, financier et logistique du pays, en plein essor depuis les années 1930 ; sur 3% du territoire et 22% de la population, il réalise un tiers du PIB
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Les périphéries en cours d'intégration : le Centre-Ouest et l'Amazonie.
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le Brésil pionnier qui attire les hommes et les investissements du fait des ressources agricoles et forestières.
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La construction de Brasilia, la capitale politique et administrative, voulue par les dirigeants dans les années 1960, est le symbole de cette « marche vers l'Ouest »
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les plateaux du Centre-Ouest accueille la culture du soja transgénique et l'élevage bovin extensif
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l'Amazonie : vaste bassin hydrographique encore largement forestier malgré les défrichements ; faiblesse du réseau de communication et le fleuve et les rivières demeurent les principaux axes de communication ...
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Les périphéries dominées et exploitées : le Nordeste.
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exploité dès le XVIe siècle avec les plantations de canne à sucre, a abrité la première capitale du pays (Salvador de Bahia)
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fortement marqué par l'héritage esclavagiste
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région la plus pauvre du pays, dépend très largement des investissements du Centre.
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Des dynamiques de rééquilibrages ?
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Valorisation des ressources naturelles par le développement des infrastructures.
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Des réserves d'espace encore très importantes : l'Amazonie et le Mato Grosso
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Mise en valeur inégale de l'Amazonie malgré une politique d'aménagement ambitieuse : route transamazonienne nod-ouest/sud-est et « corridors d'exportation » routiers entre grands domaines agro-industriels (soja, viande notamment) et les ports ; abondance des énergies renouvelables comme l'hydro-électricité : ainsi, le barrage d'Itaipu sur le rio Parana ou la construction du barrage de Belo Monte ; ou encore la biomasse : la forêt amazonienne ou la fabrication d'éthanol (un agro-carburant)
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Volonté politique de contrôle de l'Amazonie liée au développement économique, mais aussi au rééquilibrage du territoire et à l'affirmation de la souveraineté sur l'Amazonie
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Il existe désormais une « Amazonie bleue », désignant les gisements très profonds d'hydro-carbures découverts récemment à 200 km des côtes de l'Etat de Rio de Janeiro...
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l'exploitation excessive des ressources ont fait prendre conscience de la nécessité de modes d'exploitations plus conformes au développement durable...
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Dynamiques migratoires.
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Flux migratoires du Nordeste (dont la région du Sertao, marquée par la sècheresse) vers le Sud-Sudeste (centre économique) et l'Ouest (le front pionnier), motivations essentiellement économiques.
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Des migrants internationaux se rendent aussi au Brésil depuis l'émergence économique du pays : des Haïtiens notamment, mais aussi des Sénégalais, des Sud-Africains, des Tanzaniens constituant tous une main d'oeuvre très bon marché au service des entreprises et exploitations brésiliennes...
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faire un schéma des dynamiques migratoires au Brésil par exemple
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Dynamiques urbaines.
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A l'échelle nationale : la création de Brasilia en 1960 stimule la mise en valeur de l'intérieur et l'affirmation de la souveraineté brésilienne sur l'Amazonie ; Manaus, au coeur de l'Amazonie, a été dotée d'une zone franche pour les constructions mécaniques et la filière électronique ; Rio et Sao Paulo attirent de plus en plus de migrants et connaissent une forte croissance démographique et spatiale, caractérisée par l'extension des favellas notamment...
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A l'échelle urbaine : contrastes violents entre les quartiers aisés et les bidonvilles (les favellas), parfois très proches comme à Rio de Janeiro où la favella de Rocihna (près de 140 ha et 70 000 habitants !!) est « coincée entre deux quartiers aisés ; développement de copropriétés fermées réservées aux classes moyennes et supérieures (cf. les gated communities nord-américaines) comme les quartiers de Tamboré à Sao Paulo.
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Conclusion.
La construction du territoire est le résultat d'une combinaison de facteurs historiques et économiques. L'histoire du peuplement, l'ouverture des économies et les logiques actuelles d'intégration continentale et sous-continentale expliquent la valorisation des interfaces maritimes et frontalières, ainsi que la métropolisation des territoires. L'Amazonie polarise fortement les dynamiques territoriales actuelles du Brésil.